Les Films

Visionnez les films “Henri Jayer – The Heritage” en pénétrant dans la cave de Henri Jayer, aux Ports-Francs de Genève et au Domaine de Châteauvieux. Les experts de Baghera/wines ont eu un accès exclusif aux sous-sols du Domaine, là où tous les vins étaient encore stockés comme Monsieur Jayer en personne les avait lui-même laissés il y a 11 ans.


Préparation — Cave — Trésors

Episode 1 — Vosne-Romanée

Episode 2 — Genève

Spécial H.Jayer

Le caractère exceptionnel de la vente “Henri Jayer, The Heritage” fut l’occasion pour Baghera/wines de publier l’édition #2 de son journal time to B wine, consultable dans ce portfolio.

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Album

Sensations

Une journée à Vosne-Romanée 
chez Monsieur Jayer

Voyage à Vosne

Par Julie CARPENTIER
Julie Carpentier a ses racines dans la Loire. Elle a une sensibilité marquée pour les cépages autochtones et plus généralement un goût prononcé pour le rare et l’original…

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Il est des moments uniques dans une vie. La vente des bouteilles personnelles de la cave privée de Henri Jayer en est un. Passionnée de vins de Bourgogne et intime des ventes aux enchères de grands vins depuis bientôt deux décennies, je mesure combien la vente du 17 juin 2018 est – et restera – un événement pour tous les passionnés de Pinots Noirs et admirateurs du travail accompli par le “Maître”.

Ce matin d’hiver, au petit jour, j’arrive aux abords de la Côte de Nuits. Passé le village de Nuits-St-Georges, je traverse Vosne-Romanée encore assoupi en empruntant la route du Monument, puis la rue de Bas qui débouche sur la place de l’église et son clocher dans la brume. Je bifurque à droite dans la rue de Grand-Velle pour arriver enfin au bout de la première étape de mon voyage: le n°40 juste après le virage, la maison et la cave de Monsieur et Madame Jayer.

La deuxième étape du voyage commence lorsque l’on nous ouvre les portes en bois rouge-orangé de la cuverie. Devant nous, les cuves bien alignées reposent en silence dans la fraîcheur de l’hiver et déjà l’impression d’immuabilité m’imprègne, dès ces premiers pas dans la cave “haute”. Comme pour toute cave gravitaire, il reste à découvrir le Saint des saints: la cave de vieillissement au niveau inférieur, plusieurs mètres sous terre. Un escalier en béton aux marches ciselées nous emmène en quelques pas devant la porte du sanctuaire, qui s’ouvre devant moi. Dans une semi-pénombre, je découvre la salle aux piliers, la première cave où reposent encore une demi-douzaine de pièces vides sur un lit de graviers. 

En quelques pas, je rejoins la deuxième cave où nous découvrons – reposant dans le calme absolu d’un clair-obscur – des centaines de magnums et de bouteilles, parfaitement rangés. Ces flacons endormis cohabitent dans une silencieuse harmonie avec de nombreux autres témoins et complices du travail de Henri Jayer: des pièces alignées contre le mur Nord, la chèvre à deux becs, l’ouilloir, les pipettes, les bondes et le maillet…

Durant cette journée où le temps semble comme suspendu, nous faisons, un à un, la découverte de ces flacons mythiques en lisant à haute voix les noms des climats et des millésimes qui défilent sous nos yeux. Chaque flacon, bouteille ou magnum, paré avec sobriété de son étiquette, de sa collerette et de sa capsule provoque chez chacun des membres de l’équipe Baghera une émotion presque palpable. Et, bien que nos pieds foulent la terre millénaire de Vosne-Romanée, nous avons, à ce moment-là et pour quelques heures, la tête dans les étoiles.

Je n’ai pas eu le bonheur de rencontrer Monsieur Jayer mais j’ai eu le plaisir immense de boire de ses vins à plusieurs occasions. Acquérir certains des flacons que le “Maître” avait personnellement choisi de conserver dans sa cave privée est un hommage rendu au respect et au dévouement que le “chantre” du Cros-Parantoux portait à son terroir, à la Nature et à l’une de ses plus nobles expressions: le vin de Bourgogne.

Julie Carpentier

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