L’ultime vente — Genève, le 17 juin 2018

Les vins de la cave privée du Domaine Henri Jayer ont atteint un chiffre record de CHF 34,5 millions, faisant de cette vente la plus grande vente de vin au monde à ce jour.

“ Cette vente aux enchères historique ouvre une nouvelle page dans le monde des vins fins. L'équipe de Baghera/wines est ravie que cette vente rende cet hommage ultime au génie d'Henri Jayer et perpétue son esprit créatif incessant. Les toutes dernières bouteilles de la cave d'Henri Jayer ont ainsi atteint une autre dimension : l'éternité peut-être ? ”
Michael Ganne, Directeur Exécutif de Baghera/wines


Vins légendaires — Record — Vente historique

Les films “Les coulisses de la vente”

Episode 1 — Vosne-Romanée
Episode 2 — Genève

Top Lots

Verticale 15 magnums
Vosne-Romanée 1er Cru
Cros Parantoux
de 1978 à 2001
CHF 1'164'000
6 magnums
Vosne-Romanée 1er Cru
Cros Parantoux 1999
record mondial pour une caisse de 6 magnums
CHF 528'000
12 bouteilles
Vosne-Romanée 1er Cru
Cros-Parantoux 1985
record mondial pour une caisse de 12 bouteilles
CHF 504'000
 

Le catalogue

Le catalogue de la vente “Henri Jayer, the Ultimate sale”, tiré en série limitée, fut l’occasion de créer un ouvrage de référence, documenté de témoignages, photos et archives inédits. Les 408 pages de ce livre d’exception sont dédiées à la mémoire d’un vigneron exceptionnel.

Le catalogue de la vente est consultable en ligne sur notre site Auction; vous pouvez également le feuilleter en version digitale. Si vous souhaitez vous procurer un exemplaire, veuillez nous écrire.

Le catalogue en images

traçabilité

Le caractère inédit de cette collection nous a conduit à renforcer le processus de traçabilité des vins. Chacun des flacons en provenance de la réserve personnelle de Henri Jayer bénéficie du système de protection ProofTag™ permettant à l’acquéreur d’identifier et d’authentifier chaque vin remporté lors de cette vente historique.

 

Lettre

Cher Henri Jayer

©Baghera/wines – Courtesy of H.Jayer's family. Henri Jayer in the vineyard.

Par Michael GANNE
Michael Ganne, originaire du Médoc, décide tout naturellement d’orienter sa carrière dans le vin. Mais cet infatigable curieux ne s’arrête pas aux grands crus bordelais.

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Cher Henri Jayer,

Tout d’abord, j’ai voulu comprendre, analyser, expliquer… Cette adoration, cette vénération amusante et effrayante par moment, j’ai pu l’observer de près pour tenter de l’interpréter…

Comment, en effet, définir cette perfection, cette synergie entre un homme et un climat, cette alchimie reconnaissable entre toutes : nul ne détient véritablement le secret. Si les mythes nous aident à éclairer nos questionnements, le « Mythe Henri Jayer » offre-t-il sans doute une lumière qui pourrait combler nos attentes.

J’ai voulu comprendre vos vignes, en arpentant vos terres, depuis Vosne aux Richebourg pour arriver au Cros-Parantoux, foulant les cailloux de ces roches que vous avez dynamitées il y a plus de soixante ans. J’ai observé ces pieds de vigne, dignes et robustes, qui ont trouvé leur coin de paradis.

J’ai voulu embrasser votre Domaine de la cuverie à la cave, caresser le pressoir pour en deviner les vibrations, humer les cuves pour y retrouver un souvenir de baie. Éprouver, un peu, le poids du labeur, en portant chaque outil ; écouter la respiration des barriques, imaginer à la cave un dernier millésime que l’on rêverait de réaliser.

J’ai voulu comprendre vos vignes, en arpentant vos terres, depuis Vosne aux Richebourg pour arriver au Cros-Parantoux, foulant les cailloux de ces roches que vous avez dynamitées il y a plus de soixante ans. J’ai observé ces pieds de vigne, dignes et robustes, qui ont trouvé leur coin de paradis.

J’ai voulu embrasser votre Domaine de la cuverie à la cave, caresser le pressoir pour en deviner les vibrations, humer les cuves pour y retrouver un souvenir de baie. Éprouver, un peu, le poids du labeur, en portant chaque outil ; écouter la respiration des barriques, imaginer à la cave un dernier millésime que l’on rêverait de réaliser.

 

J’ai voulu vous comprendre, en discutant longuement avec vos filles, Lydie et Dominique, dans votre salon resté intact depuis toutes ces années. Tant d’histoires et d’anecdotes qui ont encore attisé mon désir. J’ai parcouru avec ardeur dans votre bureau demeuré inchangé lui aussi, vos précieux carnets qui relatent dans le détail vos journées à la vigne, avec votre épouse Marcelle, et vos proches, depuis 1948.

J’ai voulu apprendre votre vin en le dégustant dès que je le pouvais, tâchant d’appréhender au plus près les sentiments et les sensations que vous cherchiez à nous faire vivre – ce voyage fabuleux à l’apogée du plaisir.

J’ai voulu partager encore, avec votre neveu Emmanuel Rouget, les souvenirs de celui que vous avez pris sous votre aile en lui confiant le joyau que vous avez créé, et qu’il continue de sublimer.

Maintenant, je comprends que rien ne sert d’expliquer le talent, la magie de l’homme, mais qu’il faut ressentir, vivre pleinement et sereinement ces chefs-d’oeuvre que vous nous laissez en héritage.

Alors, ensemble, tournons cette dernière page du Domaine le plus mythique de Bourgogne.

Les lumières sont éteintes, la cave est déserte.

Ces millésimes, ces ultimes flacons que vous avez soigneusement conservés au Domaine nous attendent désormais pour une vente hors-norme. Partageons et faisons vivre ces trésors du passé, comme vous l’auriez sûrement souhaité, cher Henri Jayer, avec tout notre respect. 

Michael Ganne

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